Les Assurés

Deux assurés.
Un assureur.
La terrasse d’un café.
Ils sont assis à une table.

Il fait beau.

Le Garçon de café. — Pour ces messieurs ?

Assur’un prend la parole sur un ton jovial.

Assur’un. — Voyons, nous sommes deux, plus un, ce qui nous fait donc trois : trois cafés.

Assur’deux apporte un complément, pour être sûr.

Assur’deux. — Trois cafés, oui. Cher Assureur, c’est bien trois, n’est-ce pas ?

Assureur répond avec une voix très éloquente.

Assureur. — Deux plus un fait bien trois, oui. Donc trois cafés, exactement.

Assur’un est très satisfait et affiche un grand sourire.

Assur’un. — C’est parfait ! Trois cafés ce sera, je vous prie ! (Se ravisant) Ou plutôt, nous vous prions !
Le Garçon de café. — Est-ce que ce sera tout ?
Assur’un. — Pour le moment, il me semble.
Assur’deux. — Pour le moment.
Assureur. — Oui, c’est tout.

Le garçon de café incline légèrement le buste et part.
Assur’un est toujours aussi jovial.

Assur’un. — Il est bien ce serveur, très professionnel.

Assur’deux abonde dans son sens, encore plus jovial.

Assur’deux. — Il sait ce qu’il à faire et il le fait très bien.

Assureur est encore plus éloquent que précédemment.

Assureur. — Un serveur ne pourrait pas ne pas être professionnel ; il ne fait pas exception !
Assur’un. — L’avons-nous déjà vu renverser quoi que ce soit ?

Assur’deux complète les éloges avec bonhomie.

Assur’deux. — Jamais vu.
Assureur. — Non, il n’a jamais rien renversé.
Assur’un. — D’ailleurs…

Assur’deux reprend le début de la phrase d’Assur’un et Assureur la complète. Puis ils complètent chacun leur tour la phrase du précédent. À mesure qu’ils parlent leur ton devient de plus en plus incertain, fébrile.

Assur’deux. — il ne pourrait pas…
Assureur. — avoir renversé quelque chose…
Assur’un. — autrement il…
Assur’deux. — aurait été nécessairement…
Assureur. — renvoyé.
Assur’un. — Il ne serait donc…
Assur’deux. — plus ici ?
Assureur. — Il ne serait plus ici.
Assur’un. – Oui, plus ici.
Assur’deux. — Ici ne saurait être ailleurs.

Assureur est stupéfait et un peu inquiet à l’idée qu’ici soit ailleurs.

Assureur. — Grand dieu, non !
Assur’un. — Aussi vrai que… (légère pause) nous sommes en terrasse, et que nous sommes donc…
Assur’deux. — à l’extérieur ?
Assureur. — Oui, à l’extérieur.
Assur’un. — À l’extérieur, oui

Le garçon de café revient avec trois cafés sur un plateau. Il en sert un à chacun. Assur’un s’adresse à lui avec un ton très aimable.

Assur’un. — Je m’excuse de vous le souligner, mais vous avez oublié les sucres, mon brave.

Le serveur est interloqué, mais son ton est doux.

Le Garçon de café. — Les sucres, monsieur ?
Assur’un. — Nous avions demandé des sucres avec le café.
Assur’deux. — Je ne suis pas sûr que…
Assureur. — Oui, des sucres.

Le serveur fronce les sourcils mais garde un ton très digne.

Le Garçon de café. — Je… je vous prie de m’excuser. Je vous les apporte sur-le-champ. Assur’un. — Fort bien ! Car nous ne saurions prendre le café sans le sucre.
Assur’deux. — Non, ne saurions pas, non.
Assureur. — Le café sans le sucre, non ça ne peut pas.

Le garçon de café incline légèrement son buste et part.
Assur’un dédouane le garçon de café sur un ton nonchalant.

Assur’un. — Une étourderie de sa part, comme cela peut arriver à tous.
Assur’deux. — Cela peut arriver, oui.
Assureur. — Cela arrive à tous.
Assur’un. — Il n’en reste pas moins un…
Assur’deux. — professionnel !
Assureur. — Sa compétence n’est effectivement pas remise en cause.

Le garçon de café est de retour avec les sucres cette fois. Il parle toujours sur un ton très digne.

Le garçon de café. — En vous priant à nouveau de bien vouloir accepter mes excuses.
Assur’un. — Ce n’est rien, vraiment !
Assur’deux. — Tout est rentré dans l’ordre, n’est-ce pas que tout est rentré dans l’ordre ?

Assureur passe en revue la situation, de manière on ne peut plus factuelle.

Assureur. — Il y a le café, il y a le sucre, oui tout est en ordre.
Le garçon de café. — Messieurs.

Le garçon de café prend congé.

Assur’un. — Plus de peur que de mal, messieurs.
Assur’deux. — Oui, ce n’était qu’un léger contretemps.
Assureur. — Peur ?

Assur’un ne prête pas attention à ce que vient de dire Assureur. Il continue sur un ton enjoué.

Assur’un. — Le café nous remettra les idées en place !
Assur’deux. — En place !

Assureur répète sans vraiment comprendre.

Assureur. Oui, en place.

Une vieille dame passe, elle a une robe « bleue ».

Assur’un. — C’est un très beau bleu.
Assur’deux. — Bleu foncé ?
Assureur. — C’est bleu.
Assur’un. — Hum, je ne saurais pas vraiment dire. Comment qualifions-nous le ciel habituellement ?
Assur’deux. — Je dirais, bleu clair ? Assureur ?
Assureur. — Je…
Assur’un. — Si c’est bleu clair alors ce bleu doit nécessairement être un bleu foncé. Assur’deux. — Effectivement, on ne peut pas dire que ce sont les mêmes bleus.

Assureur essaye de circonscrire le débat, sur un ton hésitant.

Assureur. C’est bleu avant tout…
Assur’un. — Bleu clair ou bleu foncé ? Turquoise même ?
Assur’deux. Non, je sais ce qu’est du turquoise et ça n’en est pas un, mais pas du tout. Assur’un. — C’est bleu, déjà.
Assur’deux. Oui, c’est assurément bleu.

Assureur semble soulagé que cette discussion se termine.

Assureur. — Oui, ça c’est sûr.

Blanc dans la conversation.
Ils boivent leurs cafés en ayant des expressions très sérieuses.

Assur’un. — Le…
Assur’deux. — Oui ?
Assur’un. — Le temps est beau aujourd’hui.
Assur’deux. — C’est effectivement un très beau temps, autrement nous ne serions pas en terrasse !
Assureur. — Il n’y a pas de nuages.
Assur’un. — S’il y en avait, comment qualifierions-nous le temps ?

Assureur tente une nouvelle fois de prévenir un dérapage potentiel de la réflexion.
Sur un ton flottant.

Assureur. — Nuageux ?
Assur’deux (sans hésiter). — De pas beau temps.

Assur’un a eu le temps de beaucoup réfléchir.

Assur’un. — Très cher, ne faut-il pas qu’il pleuve pour que nous puissions parler d’un pas beau temps ?

Blanc.

Assur’un. — Assureur ?
Assureur. — Quand il pleut il ne fait pas beau.
Assur’un. — Vous voyez.
Assur’deux. — Oui, pluie est synonyme de mauvais temps.
Assur’un. — Fort bien, mais pour les nuages ?
Assur’deux. — Les nuages ?
Assur’un. — Oui, les nuages, nous n’avons pas tranché la question, il me semble ?

Blanc.
Assureur n’a pas l’air à l’aise.

Assureur. — Quand il y a des nuages… il fait nuageux…
Assur’deux. — Oui !
Assur’un. — Mais quand il y a et le soleil et les nuages ?

Blanc.
Assureur insiste en étant de moins en moins à l’aise.

Assureur. — Cela reste un temps nuageux… puisqu’il y a des nuages…
Assur’deux. — Mais oui !
Assur’un. — Ah ! Heureusement que nous vous avons, Assureur !

Assureur a sorti un mouchoir et s’éponge discrètement le front.
Chacun retourne à son café et à ses expressions sérieuses.

Assur’deux. — C’est curieux tout de même.
Assur’un. — Très cher ?

Assureur a haussé les sourcils par anticipation d’un nouveau débat piégeux.

Assureur. — Quoi donc ?
Assur’deux. — Voyez-vous, il est de notoriété publique, il est prouvé…

Assur’deux prend une pause avant de poursuivre, comme s’il voulait mettre les idées dans sa tête en ordre.

Assur’deux. — que le café excite ou « énergise ».
Assur’un. — Hé bien ?

Assureur avale difficilement sa salive, il appréhende la suite.

Assureur. — Oui, hé bien ?
Assur’deux. — Hé bien…

Assureur semble sur le point de s’évanouir, tout va se jouer sur la fin de la phrase d’Assur’deux.

Assur’deux. — … hé bien… sur moi…
Assur’un. — Sur vous ?
Assureur (la gorge nouée). — Sur vous ?

Assur’deux. — … le café n’a aucun effet.

Assureur pousse un immense soupir de soulagement.
Assur’un est piqué par la curiosité.

Assur’un. — Vous en êtes sûr, mon bon ami ?
Assur’deux. — Absolument. Je ne ressens a-bso-lu-ment aucun effet. Que ce soit d’ordre excitatif, énergitatif ou même laxatif (il doute après après avoir prononcé ce dernier mot mais il reprend rapidement contenance).
Assur’un. — C’est fort étonnant ! Je sens cette énergie moi pourtant, quand je bois mon café ! Assureur ?

Assureur regagne en assurance. Il retrouve un ton solennel.

Assureur. — Ce n’est pas parce que vous ne sentez pas les effets qu’ils n’existent pas. Assur’un. — Ah !
Assur’deux. — Mais, comment pourrais-je dire qu’il y a des effets si je ne les sens pas ?

Assur’un tourne son regard vers Assureur, il attend avec impatience sa réponse.

Assureur. — Savez-vous d’où viennent vos rêves ?
Assur’deux. — Non.
Assureur. — Pour autant ils existent.
Assur’deux. — Oui.
Assureur. — Il en va de même pour le café, vous ne savez pas ou plutôt vous ne sentez pas ces effets, pour autant ils existent.
Assur’un. — Prodigieux !

Assur’deux reste pensif.

Assur’deux. — Vous… vous avez sûrement… raison.

Assur’un embraie tout de suite sur un autre sujet qui le tarabiscote.

Assur’un. — Pour autant très cher, j’aimerais revenir sur un terme, que vous avez employé, et qui m’a fort, pourrait-on dire, étonné.

Assur’deux. — Réellement ? Et lequel, très cher ?

Assureur observe fébrilement l’échange, il est de nouveau tendu.

Assur’un. — Je…
Assur’deux. — Hé bien ?
Assur’un. — À vrai dire… Ah, c’est idiot, je ne m’en souviens plus.
Assur’deux. — Le soleil vous aura sûrement tapé sur la tête.

Assureur abonde dans le sens d’Assur’deux pour clore ce début de conversation.

Assureur. — Oui, le soleil.
Assur’un. — Vous m’en voyez confus ! Mais, très certainement, le soleil, ce satané soleil !

Assur’deux est surpris.

Assur’deux. — Satané ?

Assureur est soudain hostile.

Assureur. — Satané ? Expliquez votre attitude.

Assur’un ne se démonte pas et explique son point de vue avec nonchalance.

Assur’un. — Hé bien, le soleil, toute chose restant égale par ailleurs, est fort agréable les jours de printemps, quand (il prend une pause), contrairement à aujourd’hui, il n’est pas trop chaud. Mais un jour comme aujourd’hui, vous conviendrez comme moi que c’est lourd, trop lourd : cela ne peut manquer de nous étourdir.

Assureur a un ton outragé qui masque son inquiétude.

Assureur. — Pa… parler en ces termes du soleil ! De l’immuable ! Très cher ! A…a… (l’émotion l’empêche de commencer sa phrase) a-t-il existé un jour sans que le soleil ne se lève lors de celui-ci ? Enfin ! C’est l’ultime garantie ! Et vous souhaiteriez le critiquer ainsi ?!

Assur’deux ne sait où se mettre et attend fébrilement la réponse d’Assur’un.
Assur’un fait amende honorable, avec un ton affecté.

Assur’un. — Je… vous…vous avez raison, critiquer le soleil ! Mais où avais-je la tête ? Je vous prie d’accepter mes plus plates excuses.

Assur’deux exprime joyeusement son soulagement.

Assur’deux. — Ah ! Vous êtes d’humeur farfadine cher Monsieur Assur’un !

Assureur affiche un brillant sourire. Tout le monde est aux anges.

Assureur. Messieurs, il est temps de régler.

Assur’un approuve d’un ton formel.

Assur’un. — Le temps est venu, effectivement.

Assur’deux apporte un nécessaire complément d’approbation.

Assur’deux. — Effectivement, le temps est venu.

Assureur fait signe au garçon de café d’apporter l’addition.

Assur’deux. — Messieurs, cela a été encore une fois une fort agréable partie en votre compagnie.
Assur’un. — Comme nous l’avons apprécié maintes fois.
Assureur. — Fort agréable, oui.
Assur’deux. — Qu’il est bon de savoir qu’il existe encore des gens respectables et surtout, fiables, dans notre société.
Assur’un. — Respectables, oui.
Assureur. — Fiables.
Assur’deux. —
Et plus encore, d’en être entouré.

Le garçon de café apporte l’addition. C’est une petite feuille imprimée avec des caractères noirs. Banale, comme on en voit dans tous les cafés depuis que les cafés sont cafés.

Assur’deux porte son regard sur celle-ci. Il a un sourire satisfait.

Assur’deux. — Monsieur, je suis confus de devoir vous le signaler, mais il y a une erreur sur le prix.

Assur’un et Assureur portent à leur tour leur regard sur la note.

Assur’un. — Une erreur oui, sans doute une étourderie !
Assureur. — Le prix n’est pas le bon, il est vrai.

Le garçon de café inspecte la note, puis répond calmement.

Le Garçon de café. — C’est moi que vous voyez confus messieurs… car il n’y a aucune erreur.
Assur’deux. — Enfin, soyez raisonnable, nous venons ici depuis… depuis combien de temps venons-nous ici, Assur’un ?
Assur’un. — Depuis… depuis longtemps, au moins.
Assur’deux. — Depuis longtemps, au moins ! Donc je pense que nous sommes en mesure de savoir combien coûte le café !

Le garçon de café explique sur un ton calme et certain.

Le Garçon de café. — Monsieur, depuis mes douze ans de service ici j’ai toujours connu le café à ce prix-là.

La confusion et la crainte monte dans l’assemblée.

Assur’deux. — Assureur ?

Assureur jette des coups d’œil craintifs à gauche à droite et transpire du front.

Assureur. — Je… je dois avouer que je ne me souviens pas… combien nous payons le café… habituellement…
Assur’deux. — Mais enfin, le prix a sûrement augmenté !
Assur’un. — Augmenté, oui.
Assureur. — Augmenté ?

Le garçon de café met fin au débat sur un ton toujours aussi calme.

Le Garçon de café. — Il n’a pas augmenté, messieurs.

Un silence s’installe pour un moment, nos trois hommes ne savent que faire.

Le Garçon de café. — Souhaitez-vous que je m’en assure auprès du patron ? Cependant j’ai bien peur qu’il soit du même avis que moi.

Assureur s’est changé en pierre, Assur’un est contrarié, Assur’deux est affolé.

Assur’deux. — Non, voyons ! Bien sûr que non ! Ne dérangez pas votre patron pour cela, enfin ! Nous allons payer le prix réclamé ! N’est-ce pas messieurs ?

Pas de réponse mais la somme demandée est finalement sur la table.

Le Garçon de café. — Messieurs, en vous souhaitant une excellente journée.

Assur’un, Assur’deux et Assureur sont devant le café, sur le trottoir.
Assur’deux se masse la nuque en faisant de grands mouvements de poignets en l’air, Assureur a les yeux fuyants, ceux d’Assur’un sont froncés.

Assur’deux. — Quelle vilenie, quel satisfait coquin, fripon ! Un coup pareil ! Jamais nous n’avions payé le café à ce prix ! Quelle audace, infamie, quelle…

Assur’un lui coupe la parole sur un ton songeur.

Assur’un. — Étrangeté…
Assur’deux. — Malhonnêteté vous voulez dire !
Assur’un. — Mais il a assuré que le café avait toujours été à ce prix-là. Il était prêt à impliquer son supérieur…

Assur’deux est toujours aussi outré.

Assur’deux. — Assureur, dîtes quelque chose !
Assur’un. — Et si… nous nous étions trompés ?
Assur’deux. — Comment ? Que dîtes-vous ?
Assur’un. — Et si… le café… avait toujours été à ce prix-là ?
Assur’deux. — Mais, non, cela ne se peut…

Assureur reste interdit. Assur’deux est interloqué.

Assur’un. Et si…

Court silence.
Assur’deux répète avec espoir et énergie.

Assur’deux. — Et si !
Assur’un. Et si, nous ne nous étions pas seulement trompés que pour le café ?

Assur’deux s’étrangle.

Assur’deux. — Que ! Quoi ?
Assur’un. — Et si… peut-être… éventuellement… un jour… ou un autre… sur un sujet… quelconque… nous nous étions aussi…

Assur’deux ne le laisse pas finir. Il est au bord de la crise de nerf.

Assur’deux. — ASSUREUR !
Assureur. — Je…

Assur’deux bafouille et s’enflamme.

Assur’deux. — Non ! Reprenez vos esprits ! Cela ne se peut ! Le garçon aura menti ! C’est l’unique explication ! Leurs salaires sont si infimes ! Tout est bon pour arrondir les fins de mois !

Assur’deux répète sur un ton monotone, absent.

Assureur. — Oui, arrondir les fins de mois.
Assur’deux. — Exactement !

Assur’un prend son menton dans sa main droite, il est pensif.
Assur’deux continue sur la même tonalité.

Assur’deux. — N’avez-vous pas vu la flamme du coquin brûler dans son regard ?!

Assureur répète les phrases d’Assur’deux sur le même ton absent.

Assureur. — Oui, son regard.
Assur’deux. — Il avait oublié le sucre !
Assureur. — Oui, le sucre.
Assur’deux. — Et puis le prix du café !
Assureur. — Oui, le prix du café.
Assur’deux. — Quelle mascarade !
Assureur. — Une mascarade, oui.
Assur’deux. — En fait ! Qui a raison importe peu à la fin ! Cela fait longtemps que je pense que leur café est hors de prix de toute manière !
Assureur. — Hors de prix, oui.
Assur’deux. — Messieurs, trouvons un autre café ! Un qui aura un prix honnête, celui que nous avons toujours payé !
Assureur. — Toujours payé, oui.
Assur’deux. — Assur’un ?

Assur’un est toujours très pensif. Il a les sourcils froncés. Après un moment, il murmure.

Assur’un. — Un peu de changement ne pourra pas nous faire de mal.
Assur’deux. — Fort bien ! Voilà qui est décidé ! Messieurs, nous trouverons un autre café.
Assureur. — Oui, un autre café.

Assur’deux est agité, Assureur est raide comme un mort, Assur’un reste pensif.
Assur’deux et Assureur prennent congé d’Assur’un.
Assur’un reste un moment seul devant le café.
Il part.

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