Sangria

Vous avez pris une sangria

— Très cher, je ne veux point de tomate mais rien que de la SANGRIA.

AH j’entends les flûtes ! Elles chantent ! Et les cordes de la guitare qui sont grattées avec une bonne vigueur, oui, la bonne vigueur, c’est ce rythme, c’est ça. Et ça tape des mains, oui ça tape des mains, dududu, dududu, nanananananananananana, na, nanana, oh, la flûte qui revient, oh c’est bon ça, on me sert les Bloody, les Mary, mais moi je ne cours qu’après la sainte Marie, c’est à elle que je tends le verre de SANGRIA et que la cape rouge : elle VOLÈTE ! Mais Don Romano, la Marie est très convoitée, si vous la désirez, il va falloir vous bouger, AH la FLÛ-TE qui sonne à nouveau, et déjà les pieds ils résonnent, ils raisonnent, tadadadam tadadada tadadadam, levez la poussière nuitée entre les cordes grattées, et les mains estropiées, et les chapeaux qui ne cessent de s’envoler, et la belle Marie qui ne cesse de danser, et les criquets de la nuit d’été, et la flûte EN-CHAN-TÉE, tadadadam tadadada tadadadamdam, bivivavou, bivivavou, et les cordes bien bien grattées, et les jambes bien bien levées, et la belle bien endiablée oui bien bien endiablée, et les typhons du désert bazardés, tadadada tadadadam tada dadada, et la flûte EN-CHAN-TÉE, qui résonne dans cette sacrée nuit d’été, bivivavou bivivavou, didou didou didou, di di di, pa da da da pa da da da, et ça continue, continue, con tu nu, doudoudou doudoudou, la FLÛ-TE je ne sais plus où m’arrêter, où m’arrêter, où me stopper dans le désert cette infinité

Les mouches sont belles autour de la viande carnée, autour de la belle faisandée, elles dansent au rythme de la flûte EN-CHAN-TÉE, dididoum dididam pididou pidida… bidadidoum vilila vilalou vilila badidada badidada, elle est LÀ, la poussière entourée de branches enflammées, et toujours toujours la flûte EN-CHAN-TÉE, bidididou, bidida, et le verre de sangria il s’est LEVÉ et la vierge Marie elle a RI-É – ahah bididida, tudududu tudududu, et la flûte EN-CHAN-TÉE toute la nuit elle a CA-RI-LLO-NNÉ

loin, loin, looooooooin, mais si près, dans l’aride Arizona avec la brune de la nuit d’été et les dents de la Lune ses parures diamantées

on m’avait pas dit, la sangria, moi j’étais venu en petit gars

ni veste ni breloque rien que mes pauvres loques – ça se prévoit pas mais on improvise grâce à

la SANGRIA

toujours là, toujours là

padadada padadada da dadada dada da dou dou dou dou dou

tututu tututu tututu dududu

padadada padadada

dudu dudu du

dudu du

du

Pour découvrir d’autres textes :

Des olations

Tu traverses la désolation en musique. Tu te dis « la musicalità elle me sauvera ! »… L’effondrement avec opium, la traversée avec palliatif ; le retour est trop dur, le réel est une…

Lire la suite

Compas

Cryptique. Déferle comme des vagues. Cheveux bras fesses. C’est Périclès. Périssable, rien n’empêche. Profane ou propal. Margarida, que dis-tu ? Papiers les as-tu, as-tu plus ? Ohayo, ohaya ? Parler…

Lire la suite

Sornettes

Pour que je m’en sorte net il me faut des sornettes, des sucettes, de ces blagounettes on en raffole dans les maisonnettes : caramel et crêpe, les bigoudinettes les suffraginettes…

Lire la suite

Chargement en cours…

Un problème est survenu. Veuillez actualiser la page et/ou essayer à nouveau.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :