Grande bouche

Ils ne sont pas des hommes, ils sont de grandes crêpes. On les tourne, on les retourne, on les assaisonne, puis ils sont mangés par une grande bouche qui n’est jamais rassasiée. Alors, vite ! d’autres grandes crêpes. Qu’elles abondent ! Mais quelque part, restée au pays des sacs, il y a la mère farine qui pleure ses fils, et toutes ses larmes ne pourront plus faire de pâte, car enfin elle en aura eu assez du destin de ses enfants martyrs. Elle dira : « meurs de faim, grande bouche ! Avale donc tes dents, ta langue, bouffe tes gencives, grande bouche ! Parce que moi je ne te nourrirai plus. » Ainsi les grandes crêpes redeviennent des hommes et s’en vont de par le monde.

Pour découvrir d’autres textes :

Cocktail

(…) — Ça n’a aucune importance, c’est un très vilain chromosome. En quelque sorte il vous condamne. Enfin, même sans cela, c’est le cocktail, vous comprenez ? Vos gènes, tout…

Lire la suite

Fruit

On croit connaître un fruit jusqu’à ce qu’un jour on en goûte un qui en ait vraiment le goût ; alors on comprend. Mais, cette révélation peut ne jamais venir.…

Lire la suite

Pâté

C’est un homme sans racine que l’on fait se dissoudre dans ce que l’on veut. Il n’est rien de plus que cette attention docile, qui se porte là où on…

Lire la suite

Chargement en cours…

Un problème est survenu. Veuillez actualiser la page et/ou essayer à nouveau.

2 commentaires sur « Grande bouche »

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :