Pomme pourrie

Si l’on s’était arrêté à la surface, on n’en aurait rien su. On aurait mordu comme de rien, distraitement.Précisément c’est ce qu’il avait fait. Il avait croqué dedans sans trop y prêter attention. Elle était une chose comme une autre, ne méritait pas qu’il s’y arrête. Mais alors qu’il avait commencé à mâcher, il avaitLire la suite « Pomme pourrie »

Oignons

Nous n’existons que dans l’Histoire. Qu’elle disparaisse et nous ne sommes plus rien. Des lambeaux de chair – dans le terrestre, suspendus.  Donnez-nous des souvenirs et nous sommes des hommes. Supprimez-les et nous voilà des oignons.  Il n’est qu’une seule mort c’est l’oubli.  Pour découvrir d’autres textes :

Petite chose dans les escaliers

Il dévala les escaliers, puis, arrivé en bas, il se retourna vers sa mère, et il l’attendit. Elle lui avait dit « oui, mais doucement quand même », il lui avait répondu « oui, mais t’inquiète pas ! » de sa petite voix. Enfin, ils avaient repris la marche ensemble, côte a côte. Mais très vite, le petit garçon avaitLire la suite « Petite chose dans les escaliers »

La rentrée

— Alors, cette rentrée ?— Tout s’est très bien passé.— Pas trop stressé, au début ?— Aucunement, l’accueil a été chaleureux. — Le cartable ne t’a pas gêné ?— Je n’avais pas de cartable.— Oh, dis !— J’y suis allé, comme ça !— Et c’était autorisé ?— On me l’a recommandé.— Ah, bon. Et la cantine ?— Je me suisLire la suite « La rentrée »

Seuneuceufeu

Le temps était gris et la mélodie tièdeTant pis qu’à cela ne tienneAlors que je m’enquis de mes grigrisDeux individus poussent allègrement l’infamie Trafic perturbé comme toutes les journéesJe n’en ai cure car elle nous dit « bonne journée »Le train est court dans notre basse-courLes portes se referment tandis que frémit mon épidermeQui doncLire la suite « Seuneuceufeu »