Gangsta’s Paradise

Alors que j’attendais à la terrasse nocturne d’un restaurant turinois que l’on vînt me servir mon prosciutto crudo, soudain, Gangsta’s Paradise joua. Alors, me revint en flash, du passé enfoui et s’échappant de sa boîte à oubli, ces deux cousines allemandes de mon correspondant bavarois de 4e, avec lesquelles nous partions jouer au volley unLire la suite « Gangsta’s Paradise »

Cent plans ou De l’inspiration

Toutes les plus grandes œuvres ont été écrites sans plan… Sans vouloir de leur auteur, sans préconception de sa part, elles naquirent d’elles-mêmes, à mesure de la création, comme un trésor se dépoussière peu à peu au délicat pinceau de l’archéologue… L’écriture n’est pas une bâtissure, c’est une fouille. Une seule discrimination : l’inspiration (DieuLire la suite « Cent plans ou De l’inspiration »

Serveur

Ce jour qu’il humiliait le serveur d’assez piteuse manière il ignorait que longtemps, bien longtemps après il serait amené à le revoir sous de funestes auspices.Échouant dans ce bar un soir de misère, dans un état profond d’abattement et de lassitude quant à son existence, il reverrait le décor chaleureux et sophistiqué de la salleLire la suite « Serveur »

Extra-mile

Il faudrait écrire et coucher sur le papier les choses de manière parfaitement authentique mais dire cela est déjà, en soi, affreusement inauthentique. Car à tout communicateur la conscience d’une audience est problématique. En fait, il faudrait effectuer son travail sans publicité, dans son coin, sans en espérer la moindre attention ni reconnaissance. Le faireLire la suite « Extra-mile »

Spencer IV

j’ai toujours trouvé touchante la maladresse avec laquelle une femme tente de nous manifester son intérêt. C’est qu’elle emploie des moyens détournés, être explicite lui est interdit. Elle évoquera alors le temps qu’il fait ou, pire encore, les passe-temps. Et elle n’aura pas conscience de cela, cette impuissance se passera malgré elle, elle la subiraLire la suite « Spencer IV »