Des olations

Tu traverses la désolation en musique. Tu te dis « la musicalità elle me sauvera ! »… L’effondrement avec opium, la traversée avec palliatif ; le retour est trop dur, le réel est une décapitation : vomir ou cracher, frapper ou insulter ; cette stupidité ces cancrelats, tu te demandes « qu’est-ce tout ça » ? tu ne comprends pas. Tu voudrais vomir mais tu ne sais pas. Alors tes yeux sont fermés c’est mieux tu ne regardes pas : dans la musicalità tu retournes et voilà.

Paliativa est une brune elle sourit : pour l’Apocalypse, palliatif. Pour mon Dieu, palliatif. S’il vous plaît, laissez-moi traverser, sans trop de bruit de souffrance, atteindre le rivage, ailleurs ? Ces ahuris ces animaux, je n’y croyais pas je ne le voulais pas ; humaniste ? Moi croyais instruction dignité distinction. Moi dans la plus divine onction. Moi chrétien pas foireux animal. Le zoo débaroulant, pas vu venir je le jure. Juste être épargné maintenant : extraction subutex !

Les lumières blafardes les rails la nuit rouillée : ton nombril est visible mais ton cerveau oukilé ? Et le reste ? Aussi exhibé ? Ton postérieur ta matrice ? Ton cœur ton âme ? Trop austères. Suces-tu le néant ? Quel est son tarif ? Bon marché ; cher en vérité. Tu te penches à son cou, que dit-il ? Rien, le silence. Tu as peur. Ton visage couvert de substances, une hideuse grimace ? Il se déchire jusqu’en Chine, jusqu’au bout du monde au bout de rien au bout de tes doigts ; où es-tu, toi ?

Ce n’est qu’un pauvre trait noir que tu as là. Ton maquillage tu appelles ça. C’est nécessaire tu m’as dit ça. C’est pour le prince charmant il arrive tu le crois. Son cheval hennit depuis le tunnel, tu l’entends le voilà. Il arrive comme un Ouigo il est tout beau tu y crois. Il descend pour te faire l’amour mais ne t’emmène pas : dans sa tête il y a tes fesses il n’y a pas toi. Mais toi, qu’est-ce que c’est ? Chair ou pas ? C’est toi et pas toi. Sache-le j’espère que tu le sauras. Détache-toi.

Ça va bruire, braire ; baver, brayer, mais toi, tu traverseras. Tu n’es pas eux tu t’échappes tu es toi. Du haut de la montagne tu respires l’air frais. Les nuages te caressent, ce sont des êtres. La botte de boue monstrueuse, l’immondice le monticule il ne t’atteint pas ; son oeil vide tu l’oublies, tu passes. La boue la merde, tu les as laissées là. Il y a un présage. Tu pars.

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Compas

Cryptique. Déferle comme des vagues. Cheveux bras fesses. C’est Périclès. Périssable, rien n’empêche. Profane ou propal. Margarida, que dis-tu ? Papiers les as-tu, as-tu plus ? Ohayo, ohaya ? Parler…

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Sornettes

Pour que je m’en sorte net il me faut des sornettes, des sucettes, de ces blagounettes on en raffole dans les maisonnettes : caramel et crêpe, les bigoudinettes les suffraginettes…

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Vacarmara

Je profiterais de la quiétude du parc. Quelque silence, quelque repos : une belle idée. Seulement c’était l’été. Des imprévus. À peine plaçai-je sur le banc mon humble postérieur en…

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Compas

Cryptique.

Déferle comme des vagues.

Cheveux bras fesses.

C’est Périclès.

Périssable, rien n’empêche.

Profane ou propal.

Margarida, que dis-tu ? Papiers les as-tu, as-tu plus ?

Ohayo, ohaya ? Parler une langue que je ne comprends pas, des ronds me regardent avec des bas, lignes gauches et droites tout cela est docile, humano-mètre je dessine les formes les horizons les droits. Un droit ce n’est rien qu’un tas de droites. Que la ligne vienne d’ici ou là-bas. Le tarif est le même l’odeur change mais ne change pas.

La tournée se finit j’encaisse ou pas ?

Aux fesses, on balbutie je confesse…

Euclide ? ici-bas ? La géométrie, tu la crois ? Je la vois elle est là.

C’est deux par deux trois par trois, rien de solitaire…

Solitaire…

Oui, la géométrie, elle est vue je la vois.

C’est triangulaire comme une chatte et deux bras.

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Des olations

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La quatre fromages

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Étoiles mortes

Ce soir encore, elle est quelque part, dans l’univers, filant parmi ces étoiles mortes et glacées. Je me demande quelle est sa lueur alors, je la cherche ; accepterait-elle de…

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Sornettes

Pour que je m’en sorte net il me faut des sornettes, des sucettes, de ces blagounettes on en raffole dans les maisonnettes : caramel et crêpe, les bigoudinettes les suffraginettes les alouettes, quelques miettes sur le chemin de St-Pierrette le paradis aux midinettes, une photo un selfie ça fera plaisir à la tantinette je suis beau je suis BCBGette, une fêtinette une bluette c’est beau je suis Merlin l’enchantête ; le bienfaiteur, le bienfaiseur, quelques sorcières, inquisiteurs, bûcher pour la foule, appréciomètre. Les méchants c’est eux pas moi, vous comprenette ? Les méchants je les traque, promis jurette… Mais juste comme ça, dites-moi, pour qui vous avez voté ? Le petit bulletin y avait quel nom de paraphé ? C’est juste par curiosité, soyez pas… inquiétés (reste quelques torches, un surplus, une poignée, des millions de milliers). Enfin, sur le trône on me fait de nouveau monter, merci, merci : la République, le bien, tutti quanti la félicité. J’suis pas extrême je suis le bien fondé, vous validez ? Élu par un quart de moitié, dites, vous me créditez ? Je suis roi maintenant faut m’obéir m’écouter. Le quart de la moitié et je suis catapulté je décide de tout je suis déifié : c’est la démocratie, pourquoi vous critiquez… Vous êtes pas cons enfin, la télé vous la regardez ; hein ? dites ? Pour ça faut pas s’inquiéter la France c’est couvert c’est câblé. C’est pas le rideau de fer enfin arrêtez c’est des ondes c’est bazardé. Allez et venez comme vous le souhaitez ? C’est pas ça la liberté ? De quoi vous vous plaignez ? La télé faut un peu plus la regarder. Vous voulez l’arène, le Colisée ? Pas de problème mais alors faut regarder. 2024, les pains la joyeuseté – petite cécité et café… Les lits-là c’est tout bon c’est câblé ? L’hôpital, le train, l’avion, la rue, svp – partout des émissions télévisuées : liberté, oui, mais surtout, liberté d’informer ! Qui suis-je pour vous la refuser ? Only here to please : zoup ! les tv vont pleuver, mieux que l’agriculture pousser. Pas connaître sécheresse ou nature gourgandée. Super-héros, super-human vous m’adorez. Mes actions sont enchantées. Non ? Qui le dit, c’est prouvé ? Par des scientifiques que j’aurai choisis, que j’aurai triés ? Attendez la méthode je vais vous l’expliquer. C’est impartial c’est la vérité… Bon arrêtez de vous plaindre de me critiquer, je suis qu’un homme à la fin pas Gustave pas Gaston pas une jument blanchée, un peu d’indulgence ça irait à vous tuer ? Bande de ploucs je vais vous apprendre la politesse moi je vais vous rappeler d’où vous venez, à votre place je vais vous remettre petits enculés, en attendant moi c’est les petits fours c’est l’Élysée. La forteresse elle est bien gardée, les murs vous les avez matés ? Les tanks vous les avez zyeutés ? Mes CRS vous les avez salués ? J’aime mieux ça, là on parle de bonne citoyenneté. Porcelaine dit stanboulisée ? pourquoi pas – les impôts ils sont payés ? Hm, mais la télé elle est regardée ? Ça faut continuer, pas de ticket, pas rationné, c’est illimité, faut profiter. Pour les douches, le gaz, l’essence, le blé, hum, demandez au SAV ; la ligne est occupée ? Voyons, réessayez. C’est l’été, faut que vous compreniez, un peu de vacances, on l’a bien mérité ; on a tellement travaillé… Tous ces sommets, G15, G32, G47, G78, G… G jet, ça va plus vite, vous voyez ? La bicyclette, c’est démodé, puis le train, c’est bousillé… Moi, tout casser ? C’était comme ça quand je suis arrivé, soyez cool, svp – la guerre de Corée ? J’étais même pas né !… La finale au Qatar : c’est combien les billets ? Bic ! Un peu exagéré. Faut downgrade si c’est possiblé. Un petit spectacle en Europe, ce sera plus proche, plus décarboné : l’Ukraine qu’est-ce que vous en pensez ? Le jaune et bleu c’est beau me disent mes conseillers, ce sont les journalistes qui vont apprécier, la charte on la voit déjà briller ; ce sera parfait pour monétiser. Puis c’est bien, pas trop loin, pas trop proche, concernés mais pas éclaboussés : quoi de plus demander ? Donc l’Ukraine c’est validé, j’ai appelé Vladoche, il m’a semblé enjoué. Puis c’est vrai que la guerre ça faisait longtemps ça nous a manqué. Les opés dans les prés, la physicité, résiliensicité (truc dans le genre), la bienveillance (on tue par fraternité), d’ailleurs le sport à l’école au lycée c’est programmé ? Nos petits soldats ils donnent quoi dans la cour de récré ? Donc bleu et jaune pour le communiqué, c’est pas moi qui le dis je fais que répéter. Les TV elles sont là, sont branchées ? Les explosions les morts ce sera capté ? Svp du HD du zoom je veux que ce soit net pas télescopé. Regardez c’est horrible c’est moche injuste, mais surtout imprévisible on n’a rien venu venire – les accords de Minsk ? Moi pas capisce. Pas savoir j’étais pas né. Dites y a quoi pour le dîner ? Ton cousin il s’est marié ? Et Miel il dit quoi de ton infidélité ? Attention aux actionnaires faut pas trop les actionner. L’Europe ! Evidamente. Moi je vais vous la sauver. Je suis Captain Europa, la cravate je l’ai fait tomber. Quoi, pourquoi vous riez ? Dites vos impôts vous les payez ? Tiens vous plus rier… Mais le film, pour de vrai, vous l’avez regardé ? Ça vous a pas inspiré… Et le poster, vous l’avez acheté ? Le merchandising, partout, à votre portée… Sinon la télé, vous la regardez ? Dites ? C’est gratuit faut pas se priver ; pas besoin de me remercier c’est tout pour vous plaiser ; c’est pas moi c’est les autres, c’est Bernard c’est Xavier, je les vois mardi au Touquet : le golf vous l’arrosez ? Dites mon golf vous l’arrosez ? Attention à mes indemnités, les impayés, le FISC à votre porte il va venir toquer (toquer, Touquet, ahah, je suis trop bon, c’est inné – HEC et les mots fléchés j’ai tout fait, tout coché). Le FISC c’est bien c’est du papier. Le papier c’est bien, propre et civilisé ; c’est tout bon signé ? Les gens ils ont voté ? Elle dit quoi, la télé ? Elles ont voté, les mémés ? Dans les maisonnées, c’est voté ? Tout le monde qui vote pour moi il a voté ? C’est bien, c’est bien, c’est la démocratie, faut continuer : « nous sommes en guerre ! Grumpisch grumbeleu ». Chui César faut pas m’emmerder. Mes armées c’pas du papier, ça vous le comprenez ? Mes CRS ils chargent ils viennent vous ramasser, pas de fax pas de littérature ça vous comprenez ?… Les robinets d’or ? Dans l’entrée… Les écoles faut tout me digitaliser. Jules Ferry à la cave svp, je veux plus le voir, plus m’emmerder. Hussards noirs ? Késako, chanson de Keen’V ? no comprendo, no comprendo, c’est bien faut danser… C’est que vous me fatiguez à la fine : jamais content toujours à râler. Mon boulot, très compliqué. Je suis peu payé. Complètement désintéressé. La Nation, les poulets. Ma bite, mon CV. Je vous promets tout ce que vous voudrez. Tout ce que vous voudrez. Demandez, vous l’aurez : l’inflation c’est en prime, c’est cadeau, no problemo pas me remercier. Les avions ? Le De Gaulle ? Ça commence à puer. Dans cinq minutes je vais tout vous expliquer. D’abord, un peu de brioche, vous la prenez ? On en a trop, faut pas hésiter, c’est pour la maison, pour l’Élysée… Allez quoi, c’est l’été ; les morts et la famine c’est comme la zumba c’est saisonnier, faut que vous compreniez… Pas de douche c’est comme un jeu, une petite odeur de faisandé, soyez compréhensif, svp, je vous explique comment vous en passer, s’il vous plaît faut pas m’en vouler – mais dites, vos bouches, on dirait des beignets : mdr. Hum, enfin, quand même, c’est marrant, avouez ! Hum, oui, mais je vais vous expliquer, tout de suite, je vais vous expliquer…

Un jet s’envole et ne revient jamais.

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Épis-tête

Nous tenterons de nous attacher, humblement, dans ce texte, à démontrer la valeur fondamentale de l’épithète dans la langue française. Nous espérerons y parvenir avant d’en être empêché (nous sentons…

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École

Faisant le bilan de sa vie, loin d’être terminée quoique déjà « bien entamée », il se rend compte qu’il n’aura plus le temps, pas les opportunités, pour se faire…

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Lychee

China is a violent place. It roars like a wild lion, it kills like a starving animal, mercy is nowhere to be found. But as long as you will be…

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Vacarmara

Je profiterais de la quiétude du parc.

Quelque silence, quelque repos : une belle idée.

Seulement c’était l’été.

Des imprévus.

À peine plaçai-je sur le banc mon humble postérieur en quête de paix que les perceuses chantaient. Elles mes sfuginaient le cerveau. Brutalement, directement, impitoyablement, à intervalle irrégulier : autant d’éclairs imprévisibles et terribles, terrassants. Travaux de l’école qui ne seraient pas une mélodie marginale mais l’incipit d’une grande symphonie : que les rejoigne le grondement lointain d’un avion pour le mouvement premier. L’explosion vacarmante de ses réacteurs monstrueux, le vrombissement de sa motorisation toute-puissante, le déploiement de son envolée angélique. Abruti, violenté, je gardais des fonctions cognitives suffisantes pour apprécier le pont de cette belle œuvre qui arrivait certainement. Aussitôt, le hurlement d’un enfant tentant de fuir la tyrannie parentale, ses géniteurs trop heureux de participer au chœur à leur tour, doux refrain revenant telle une ritournelle jusqu’à ce que le cochon fût enfin calmé et les porcs abattus. Intermède mozartien. Ici, le mouvement final : les perceuses qui reprenaient pour en finir avec la quiétude de mon cœur, de mon âme. Devant moi, cette pelouse jaune et sèche. Tentant, à travers les bombardements de la mécanique et de la stupidité, de me dire, je le crois, ses brins d’herbe vivotant gentiment au vent, qu’elle était, elle aussi, à cet instant, exténuée de ne pouvoir goûter, même qu’une seule seconde, au silence. Et que si elle était, maintenant, si sèche et craquelante, ce n’était pas à cause de l’hydrométrie gourdasse ou de la pluie pimbêche, mais bien à cause des incessants shhhhhi et fsssssschuu et psssssi et pffffffu et vruuuuuum et eeeeuh et Gaëeeeeeel et fseuh qui l’avaient depuis trop longtemps tamisée de toute gouttelette de tranquillité, de toute quiétude de fraîcheur, de toute sérénité aquadescente, et bazardée droit, tout droit dans le désert mondial du bruit, le Vacarmara.

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Adresse

Aime-moi ! Quel est ce masque ? Putain ! Ta bouche est laide mais tes yeux sourient. Leur message ? Tu hoches la tête, tu te cambres, tes doigts se…

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Grande bouche

Ils ne sont pas des hommes, ils sont de grandes crêpes. On les tourne, on les retourne, on les assaisonne, puis ils sont mangés par une grande bouche qui n’est…

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Stan Smith

J’entre dans le tramway il est bondé – une fois posé remis (entrer dans le T2 c’est une aventure) je vois en manches courtes tissu bleu clair et casquette écouteurs…

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La quatre fromages

Alors qu’il rentrait chez lui en marchant à côté de la route, il croisa un affichage, pour des pizzas, qui rencontra la disposition favorable de son ventre. Composant le numéro, une voix féminine lui répondit.

— allo, bonjour madame, ce serait pour une quatre fromages s’il vous plaît.
— une qua ?… monsieur… je ne suis pas sûre d’avoir bien… pourriez-vous répéter ?
— bien sûr, je disais donc une quatre fromages, s’il vous plaît.
— monsieur, je… je, excusez-moi, je ne comprends pas.
— comment ça ? une quatre fromages ? je…
— est-ce une forme de code, monsieur ? Vous pouvez parler clairement, notre ligne est sécurisée.
— mais, enfin… enfin je pourrais pas le dire plus clairement, une quatre fromages, madame !
— quatre… fromages… non vraiment, monsieur… je crois comprendre votre gêne, votre retenue, mais hélas, le code que vous employez… je ne le connais pas… Si vous pouviez, je vous prie, exprimez votre désir avec clarté, je vous répète, une nouvelle fois, que notre ligne est sécurisée. Notre conversation ne sera pas archivée, nous ne gardons aucune trace des appels de nos clients.
— mais ! C’est moi qui comprends pas, c’est une plaisanterie ou ? Une quatre fromages, pour une pizzeria, enfin j’sais pas…
— non vraiment monsieur, je vais devoir raccrocher…
— mais vous savez bien, moza, bleu, chèvre, cheddar, enfournez c’est pesé ?
— Cette blague est de très mauvais goût, Monsieur. Notre maison est des plus sérieuses et nous fournissons un service de première qualité. Service que nous aimerions prodiguer sans que d’être importuné. Nous subissons déjà suffisamment de préjugés. Cela est sûrement facile, pour vous, mais nous trouvons votre démarche très déplacée.
— mais enfin, je veux juste une pizz…
— … elle a raccroché.

Restant interloqué par cette histoire, il retourna sur ses pas pour en lever le voile. Après cinq minutes il s’en fut de nouveau devant l’affiche. En fait, il y en avait deux. L’une, effectivement, pour des pizzas. L’autre, en fait, pour un service d’escort. Il en venait alors à comprendre ce quiproquo, mais ce qui l’étonna toutefois ce ne fut pas le curieux hasard de numéros, mais que l’on pût, effectivement, comme une quatre fromages, commander une femme.

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Un cœur

Ce que je vois c’est le vide de cette photo. Le vide la solitude la tristesse absolue de cette photo. Je lui dirais « tu es seule ? » elle…

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Supercherie

Démangé au talon droit depuis un certain temps je m’arrêtais pour me gratter en prenant appui sur une rambarde que je croyais solide et métallique mais que je sentis soudain…

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Panthéon

Elles sont de curieuses statues et le monde est leur Panthéon. Leurs lèvres bougent mais ne produisent aucun son. C’est qu’on ne mélange pas le marbre et les décibels. L’expérience…

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Étoiles mortes

Ce soir encore, elle est quelque part, dans l’univers, filant parmi ces étoiles mortes et glacées. Je me demande quelle est sa lueur alors, je la cherche ; accepterait-elle de me donner son cardinal, juste comme ça, histoire ? N’est-ce pas elle qui, je crois, m’appelle : nos lettres, quelques-unes mêlées, nos noms, quelque peu, dans un lointain, croisés… qu’est-ce qu’une lettre, un nom, pour une étoile, un visage ? Des impressions, un peu de brume, tout ce qu’il me reste ; vinasse peu gouleyante, disons franchement le vino, la veritas… cheveux bruns ou châtains, ce qui me revient – c’est-y vrai, c’est-y frusquin ? ça nous ferait au moins ça en commun, sinon ce mensonge pour lien, je sais c’est pas bien… on s’accroche à ce qu’on retient, et moi qu’ai-je encore de toi dans ma pauvre casa nera ? Même pas une voix, des doigts, quelque entrelac ; un coucher de soleil forcé ; on se fiche de ça. À peine j’écris tu t’évapores tu n’es plus là ; seul quand l’oubli frappe je ne t’oublie pas : toujours derrière elles, je les aimais mais j’aimai toi ; « C’est la vie, c’est comme ça… » Che localizato, localizata ? dis-la pas, dis-la moi : je sais pas trop, qu’est-ce tout ça ? Mexique, Canada, de-ci, de-là… Y a un peu de poussière astrale dans tes cheveux, mais n’éternue pas ! Ça brouillerait l’image, je la reconstitue, un peu comme-ci, un peu comme ça ; les paillettes des astres autour de tes yeux, ils m’indiquent l’Équateur je crois, le milieu de la Terre, je sais pas, dove sei storella stasera ? Un endroit dans le Sahara, un peu sec, un peu froid. Tu m’attends là ? Un peu loin pour moi. Le billet, non ho la possibilità. Les souvenirs, unica storia. Ogetti gentile, qui se souviennent de toi. Cette petite école dans les bois. Les champs les rues, les voilà. Ce qu’ils me disent, je l’écris, je les crois. « Lontana la ragazza » « Morta, la ragazza ! » « Come il tempo, la ragazza » « Quello che non si mai recupera » je les énerve, je les fatigue « finis-en, on nous laboure, on ne fait que ça » – ils ont sûrement raison, comme ils sont, voilà. Nouvelle récolte, nouvel apparat, les saisons le cycle et tout le tralala… Mais je ne les entends pas, ce que je veux, ce que je comprends, moi : « elle est encore là » « dis, par hasard, tu ne la verrais pas ? » « si si, ces cheveux, enfin, assortis, tutta la materia… châtains bruns, come lo vorrà ». La vérité c’est pile ou face, on s’en offusque pas, on croira bien ce qu’on voudra. La mémoire est capricieuse, c’est un carnaval on sait jamais où qu’il est, où qu’il va, on espère trouver le prospectus, par hasard, un jour comme ça. J’ai pu te dire quoi ce dernier jour où tu t’en vas ? « Allez come sta » ? Le stylo que tu m’as offert c’était noir ou vert sa couleur tu sais pas ? Tout ça, ça change quoi… J’entends ton rire de là-bas, t’as raison, c’est futile, une petite comédie, que je t’écris, comme ça, c’est gratuit, m’en veux pas… J’ai pris l’habitude de te dire « au revoir », c’est comme un refrain que l’on écoute comme ça – j’aime quand tu pars, que tu me dis « alla rivedera ». Enfin, luego hasta, bye adios, ch’è stata sarà ? Cosi come, le cose, la cosa… R – O n’est pas une constellation, c’est deux étoiles ; petits pixels Rougeoyants et Omégas, Ophélie et Romanita – dans le cosmo-verso finito et fresca ; pour leur lueur faudra demander au Parlamento qui se fera une joie de parlamenta – mais probablement émise il y a des millions d’années, à la louche, scientifique pas vraiment rat.

Pour le « se sont-elles croisées, tu le crois ? » « y a-t-il eu quelque amore dans queste magma ? » « a-t-elle existé, questa storia ? » ça, qui sait, qui saura… Une seconde, une éternité ; oula… – koussi, koussa, voyez bien le branle-bas, le débaroulage de la memoria, les neurones ces grands échalas…

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Faime et femme

Il faut voir le bonheur de celui qui a une fille sur la plage, ça transpire de lui, c’est comme un halo : la vie n’est plus que ce calme…

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Les paysans sacrés

Ouigo Sables D’Olonne. Les paysages défilent. Parmi eux, des champs jaunes. Prenez-les il y a quelques mois, nous ne les aurions pas vus. Aujourd’hui, ils nous crèvent les yeux. C’est…

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Atomisation subreptice

« Arrêtez-vous, attention ! Un pas de plus et vous atomisiez le réel par votre beauté. » Il lui avait dit ça comme ça, d’un ton ferme, quoique catastrophé. « Voilà, donc, ne…

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Épis-tête

Nous tenterons de nous attacher, humblement, dans ce texte, à démontrer la valeur fondamentale de l’épithète dans la langue française. Nous espérerons y parvenir avant d’en être empêché (nous sentons une menace étrange planer au-dessus de notre tête).
Résumons notre pensée par cette maxime légère : épithète mal choisi donne un épis sans tête. Ou même, un épis qui tète ; qui tètera n’importe quoi pour subsister, que l’on essayera de préciser avec maladresse, à grand renfort de compléments, de subordonnées, de matraquages pavés – dont nous donnons, présentement, un exemple, et cela bien volontairement, de notre plein gré et non par une insuffisance qui nous serait propre ; pour montrer ce qu’il advient, justement, quand nous ne réussissons pas à trouver un épithète pertinent, en arrivant ainsi à de lestes calembours, dont le lecteur bien avisé se demandera l’utilité, la justification fondamentale, le bien-fondé initial… des histoires de tête, tète, d’épis et pis-tet… comme on le voit cela amène confusion, angoisse, autant de choses regrettables car qu’est la langue sinon grâce et plaisir ! Il est certain que du lac céleste Molière se rit de nous à cette heure, sa grappe à la main. Tchac ! Tchac ! Fschooou… Tranchant, clair, net, précis, inamovible et pourtant d’une fluidité parfaite, voilà une phrase française, une phrase de ce bon JB. Tout a sa place et chaque chose a sa place et l’épithète comme voûte parachevant la cathédrale : justesse et harmonie… Projet retors, mais… «Nous sommes en guerre!» « Startoupe Neillechone ! » Que ? Qu’est-ce ? Hum, hallucination, interjection spasmodique textuelle, certainement. Concernant l’épithète, là son utilité, sa beauté. Un bon épithète, bien choisi, bien placé, bien senti (nous noterons, étrangement, que cette accumulation semble aussi valoir pour expliquer la nomination d’un Ministre, mais quant à savoir ce que cette curieuse coïncidence viendra faire dans notre texte nous ne pourrons l’expliquer que par le hasard pur et simple…) c’est un monde : il ouvre les portes du royaume, il porte, il est le texte. Ce néant silencieux des étoiles m’inquiète. Pascal. Ce néant des étoiles m’inquiète. Pascaca. Ainsi la science de l’épithète pour écrire un bon texte sonnant, « impactant » (disruption maximale !), comme gardien, comme catalyseur, comme volcan primordial du texte. Grave patriarche épargnant le recours fastidieux aux propositions, aux subordonnées, dérivations, dérivées, circonvolutions et étourderies d’attardés, terminant une voie pour en ouvrir une autre : aiguillon magnifique, plein d’autorité et pourtant de douceur ; il glisse. Il est à la fois fer et plume… « SNCF ! » « Concurrence ! » « Bruxelles » « Les choux ! » « Les choux ! » Mais, que ? Qu’est-ce ? Spasmes récurrents ? Car contrairement à ce que l’on pourrait penser suite à l’exposé bien maladroit que nous venons de lui consacrer (absence de maîtrise de l’épithète pour qualifier l’épithète, sorte d’ironie littéraire bien piquante dont nous nous reconnaîtrons bien modestement victime) l’épithète n’a rien de totalitaire (« en guerre ! » « whatever it ! » « confinamento ! » « le pass ou la tête à Toto ! »). Car s’il définit et s’il fige le sens, d’abord, il permet le rebond, ensuite, telle cette surface polie qui ne tremblerait pas, qui de ce matériau solide et plastique permettrait le ricochet linguistique. C’est le ping-pong de la langue. Épithète, autre épithète, épithète, autre épithète, etc. Un dialogue sans fin, l’océan littéraire, la navigation sur les eaux de l’amour, du beau et de la joie. Cependant, alors qu’il voudrait continuer sur cette voie de plénitude qui est la sienne (« no way ! ») celle de l’art (« no trepassing ! ») son souhait est subverti. On tente de le corrompre, de le détruire, de l’enfermer, et ce à notre insu. Inquiétant phénomène de totalitarisation de l’épithète ; si est gardée sa fonction première, celle de fixer (ce néant silencieux…), on lui supprime la seconde, celle du re… (« silence ! » « you dumies ! » « listen don’t speak ! » « don’t think » « you too dumb to think ! to write ! to bread ! » ) les voilà ! la menace planante ! elle nous aura rattrapé je le crains – combien de temps avant que… (« open the door ! » « epithet’s coming ! » « what you say ? » « what you say ? » « bad say ! » « jail ! ») il faut… (« remain silent ! ») l’épithète… (« over the wall ! » « shut up you mouth ! » « you have the right to remain SILENT ») gardez toujours à l’esprit… (« no speak ! no speak ! » « bad citizen ! » « criminal ! » « criminal ! » « bad think ») s’il ne permet pas le rebond… (« partners ? any partners ? partners ? collaborez, collaborez, collaborez ») il faut se méfier… (« we explain, you listen, we explain, you listen ») c’est qu’il est totalitaire… (« he doesn’t speak ! ») or, la littérature, fût-elle fixée par ses grands maîtres, n’est pas une dictatrice : elle ouvre des mondes au lieu de les fermer. (« Jail ! » « ! Jail ! » « Jail ! » « Consume don’t think ! » « Fuck don’t think ! » « Take pills don’t think ! » « We’re good ! » « We’re the good ! » « Others bad ! » « Others bad ! » « We the good, the GOOD » « Listen to the good – you son of a b**** »).

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La transmission de la chaleur

Il nous apparaît important de revenir sur cette notion clé de la transmission de la chaleur, d’en présenter au corps citoyen les dynamiques principales, dans une époque où la bataille…

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Pari fermier

Au Pari Fermier, marché de l’agriculture locale, la beauté des exploitantes me surprit. J’en venais à douter que ce fût bien elles et non pas quelques belles dames employées à…

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La fête

Vous êtes dans un appartement, une grande fête s’y prépare, des convives arrivent au fur et à mesure, ils vous ressemblent mais vous n’êtes pas convié ou plutôt vous ne…

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École

Faisant le bilan de sa vie, loin d’être terminée quoique déjà « bien entamée », il se rend compte qu’il n’aura plus le temps, pas les opportunités, pour se faire de nouveaux amis. Cette conclusion pourra étonner par son caractère définitif car n’aurait-il pas, encore, toutes ces « sorties », ces « soirées », ces « bars », où il recevrait de franches tapes dans le dos et pourrait rire ostensiblement ? Bien sûr que si, il aurait tout ça. Mais que serait « tout ça » sinon une galerie de « connaissances » ? Et que serait cette galerie de « connaissances » sinon un puits de vide s’asséchant à mesure du rétrécissement de sa vie ? Alors, pris d’angoisse, il voudra inverser la mécanique : en vain. Il s’apercevra que toutes ces opportunités résidaient dans l’enfance. L’école reviendra à son esprit. Sa merveille n’était pas d’être cette machine d’instruction gratuite, mais cette période prolongée d’insouciance plongé parmi des centaines de ses semblables avec rien d’autre à faire que de les aimer ou de les détester ; elle était cet unique vivier d’amitié qu’il ne retrouverait jamais plus car l’amitié requiert du temps, et vient un jour où il disparaît ; pourtant, cela a été dit, cela sera répété, le malheur de l’homme ne réside pas dans le « pas assez » mais dans son impossibilité de reconnaître « l’assez » – ne pouvoir l’apprécier qu’a posteriori : toujours être à contretemps du bonheur, voilà son malheur. Que peut-il faire ? Prisonnier d’un passé qu’il a laissé filer, otage d’un présent qu’il ne sait aimer, victime d’un futur qu’il redoute, quelle est sa voie, quelle est sa solution ? Elle peut rester introuvable ; voilà la survie, ne pas savoir vivre. Être l’adulte apeuré par le gouffre de ce qu’il entrevoit comme « cette vie misérable, à laquelle il ne sait s’il doit lui donner le nom d’une vie mortelle, ou plutôt d’une mort vivante ». Mieux vaut la première car il n’y a de chose qui en vaille la peine que ce qui peut se perdre, or un mort ne saurait mourir, il faut donc qu’il vive. Il n’est de chose plénitude que de chose vulnérable. Qu’est-ce qu’une forteresse inviolable sinon un mausolée ? Qu’est-ce qu’un être indestructible sinon un dieu solitaire ? Qu’est-ce qu’une fleur éternelle sinon une tige plastifiée ? Quelle serait sa senteur sinon la synthèse inodore d’un polymère ? Là est la clé peut-être, la vie n’est qu’une cascade et le monde une chute générale. Rien ne dure, tout s’efface, et nous, témoins en sursis, traversons ces terres de désolation en suspens ; mais parce que, peut-être, il y aura eu sur notre chemin cette fleur, justement, que nous aurons pu sentir avant qu’elle ne meurt, ou l’odeur du pain sortant du four un matin d’août ; parce que vous aurez vu, peut-être, le ballet des oiseaux amoureux au printemps ou ce coucher de soleil un soir d’hiver alors que vous n’espériez plus ; parce que vous aurez connu cette femme, ou cet homme, dont vous aurez su apprécier l’être et la beauté ; parce que vous aurez su recueillir plutôt que mépriser, parce que vous aurez su aimer plutôt que dédaigner, parce que vous aurez su accepter la « perpétuelle branlance », l’effervescence de la vie se dirigeant vers la mort, plutôt que de vous apitoyer, alors peut-être cela en aura valu la peine, et le jour venu, ce ne sera pas la face grimaçante d’un crâne qui vous recueillera, mais la feuille d’un arbre silencieux, ou un nuage dans le lac céleste et la pluie ultime d’un être qui malgré tout ce qu’il aura subi, ses doutes et sa douleur aura su dire « merci ». Alors une vieille amie sera là, dont vous vous souviendrez qu’elle vous avait donné rendez-vous il y a longtemps, très longtemps de cela, vous ayant promis de vous attendre avec patience, pendant que vous cueilliez tout ce qu’elle n’avait pas encore cueilli.

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New York

L’écriture c’est la liberté totale, c’est l’infini du possible ; c’est New York : Now you’re in New York, concrete jungle where dreams are made of  There’s nothing you can’t…

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Pomme pourrie

Si l’on s’était arrêté à la surface, on n’en aurait rien su. On aurait mordu comme de rien, distraitement.Précisément c’est ce qu’il avait fait. Il avait croqué dedans sans trop…

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Carte postale

Une terre lointaine, pourtant juste là, qu’on lui offrait, il lui aurait suffi de tendre le bras, de tendre les doigts, et c’était là, c’était ça, mais il ne pouvait…

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Lychee

China is a violent place. It roars like a wild lion, it kills like a starving animal, mercy is nowhere to be found. But as long as you will be treading on this land, there will be one soul that is capable of kindness, there will be one place where a soft heart can be met. As you shall never lose your optimism, you will still be burning off your sacred inner fire, like children do. Keep being a light so when times become dark men will be able to see, they will be able to keep going. Never stop being who you already are as honesty will forever be your lucky charm.

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Virus

Étudiant précautionneux, vous vous rendez chez le médecin après avoir entendu parler d’un virus préoccupant qui sévirait dans votre école supérieure. Hélas, ce dernier n’est pas très rassurant… — Mais…

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Moucheron

Ce matin je me suis réveillé ; allant dans la cuisine j’ai remarqué ce moucheron qui buttait contre la vitre, voulant sortir mais ne le pouvant pas. Comment aurait-il pu comprendre…

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Siphon

Elle ne se souvenait plus, elle était indifférente.  Il aurait beau dire, beau faire, rien ne lui reviendrait.  Vaguement un « ah oui ? », vaguement un « c’est vrai ? », vaguement un…

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Adresse

Aime-moi ! Quel est ce masque ? Putain ! Ta bouche est laide mais tes yeux sourient. Leur message ? Tu hoches la tête, tu te cambres, tes doigts se tordent. C’est quoi ce numéro ? La vérité défile en accéléré. Ton amie ne parle pas. Muette ! Une carpe. Tu te balances, tu jouis. Tu te ratatines, tu voudrais disparaître. Qu’il t’avale, le sol ! Ce serait plus simple. Ton nez d’oiseau ne figurerait plus sur ton visage ; ce n’est pas toi, c’est une autre. Pas ici. Ce rendez- vous nous trompe. Pas d’avortement on n’a rien procréé. Que des illusions. C’est futile. Les oreilles se dressent. Les paupières clignent. Quelques paillettes. Spectatrices. Ta tête penche. Une inertie. Là-bas. Intention fusillée. Mouvement en batterie. Piétinés, les pavés. Le balancier, l’horloge. Le ding. L’horreur. Le crachat. Murs stupides. Puanteur du mystère. Plaie de l’incompréhension. Pansement limonade. Oubli raisonnable. Ah ! Double ration. La mort ou la pension ? Ombres chinoises. Pf. Pas le choix j’ai l’adresse.

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Oignons

Nous n’existons que dans l’Histoire. Qu’elle disparaisse et nous ne sommes plus rien. Des lambeaux de chair – dans le terrestre, suspendus.  Donnez-nous des souvenirs et nous sommes des hommes.…

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Mort et infini

La seule mort qui vaille c’est enseveli sous tout un tas de corps de femmes en sueur. Ces deux filles ne sont pas des filles elles sont une fenêtre sur…

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La cuisine

— LA CUISINE ! AH, LA CUISINE !— On l’a retrouvé comme ça, mon capitaine.— LA CUISINE ! ARGL !— Qu’est-ce qu’il baragouine ?— LA CUISINE !— Il sait plus…

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