Une terre lointaine, pourtant juste là, qu’on lui offrait, il lui aurait suffi de tendre le bras, de tendre les doigts, et c’était là, c’était ça, mais il ne pouvait pas, il était paralysé, pétrifié, un tas de boue figée ; s’il avait pu pleurer, s’il avait pu sentir la tristesse, s’il avait pu comprendre la tragédie de sa situation ; il se serait noyé dans ses larmes, la boue se serait faite marécage ; mais il n’était pas triste à cet instant, il était juste impuissant, c’était complètement différent, la tristesse viendrait peut-être après, peut-être pas

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