Il y aurait cette tablée de femmes ni belles ni laides n’ayant rien à se dire. Elles se trémousseraient avec gêne, cherchant un point d’appui mais ne trouvant que leur anxiété. De dépit, elles finiraient par s’évader dans leur portable, mais ce serait pitoyable pis-aller car cet instrument stupide resterait indifférent à leur solitude. Elles attendraient désespérément l’homme mais l’homme ne viendrait pas car il était parti à la guerre et reposait maintenant dans un champ de blé ; dans sa tombe d’or il avait été recueilli, tandis qu’elles, à leur table solitaire, attendaient la leur. Cependant elle serait bien moins radieuse car à triste table, triste tombe.

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