Gui-tard

Bien sûr le matin elle jouerait de la guitare. On la valdinguerait. Entre les draps, elle me dirait « je t’aime ». Je l’écouterais sans comprendre. Cette formule est trop lourde. La réalité, trop haute, pour cette promesse. Jamais il n’y eut d’amour qui se professa. Seulement, qui se vécut. L’amour n’est qu’un regard a posteriori, une conclusion. Ainsi, on ne peut dire « je t’aime » ; seulement « je t’ai aimé ».

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Immobile

Alors que Dieu me frappait d’un éclair et décidait de m’immobiliser. Quatre jours. Déjà quatre jours après l’annonce. Et je ne vis plus, et me vide et m’enrage. Ne pas…

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Farce

Platon ne prenait pas les mots au sérieux. Comment l’eût-il pu ? Lui athénien de l’oralité, il savait leur impuissance. Et pourtant, ils s’imposent. C’est là leur étonnant pouvoir.Bien sûr…

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Une Italienne

Tandis que je m’apprêtais à prendre mon petit-déjeuner, la réceptionniste de l’hôtel avait subi une altération étrange dans ma perception, passant de la plus pure adoration à celle du désintérêt…

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Des Septions

Il venait d’échouer à un concours littéraire et marchait sans but dans une rue clodoaldienne, ruminant sa déception.
Un moment à marcher le long des arbres et voir tomber les feuilles, il leva enfin la tête. Il dut certainement trouver qu’agripper le lampadaire serait bon car c’est ce qu’il fit. Il resta ainsi pendu, un moment, comme un épouvantail. Puis, il se hissa au sommet, et s’y installa. Le métal fut froid au contact de ses fesses, mais il n’y prêta pas vraiment attention, distrait qu’il était, étonnant penseur du lampadaire public.
Les feuilles tombaient toujours. Pour la plupart, avec nonchalance. Comme si elles souhaitaient retarder l’atterrissage, appréhendant l’immobilité du sol et la décomposition qui lui serait associée. Hormis ce ballet de la nature, il ne se passait pas grand-chose dans cette rue de Saint-Cloud, et lui-même semblait absent.
Mais c’est alors qu’une chose attire son attention.
Un mouvement. Plus précisément : une demoiselle. Elle traverse la rue un peu plus loin, et à peine est-elle sur le point de disparaître que déjà il a jailli.
C’est presque en courant qu’il l’aborde.
« Pardonnez ! J’étais là, mais soudain, je vous ai vue, et me dis « quelle si jolie demoiselle ! »
Elle tourne sa casquette vers lui, le regard un peu courroucé entre ses cheveux bruns.
« Oui, continue-t-il, indifférent. Marchons un peu. Je suis triste et votre compagnie me sera douce. Je vous en prie. »
C’est presque s’il lui emboîte le pas alors qu’il ne sait même pas où elle va ! Cependant les voilà à marcher dans la ville.
« Vous vous appelez Natasha, je présume. »
« … »
« Vous avez une tête de Natasha. Et vous devez être d’origine russe. Du moins vous ressemblez fort à l’idée que je me fais d’une Russe et une Russe d’un certain siècle ! C’est la casquette, certainement, et ce cheveu brun, que vous portez. Il ne manquerait plus que vous ayez les yeux verts et alors… Non, ne vous tournez pas vers moi, je vous prie, je ne peux pas, pas voir. Cela serait… »
Elle se tourne brièvement vers lui.
« Ah ! Dieu ! C’est donc bien vrai ! C’est le destin, Mademoiselle ! Rien d’autre. Vous ici, moi là. C’est, comme qui disait : « parce que c’était lui, parce que c’était moi » ? Quelque chose comme ça… »
Ils entamaient une pente douce.
« Puis-je vous tenir la main ? Je sais que cela est malvenu, en un jour comme le nôtre, mais le verglas ne tient pas vraiment, pas vraiment compte des convenances, du féminisme, vous comprenez ? »
Elle portait des gants et peut-être est-ce l’unique raison pour laquelle elle lui accorda ce divin privilège.
« Comme c’est beau… » murmura-t-il alors, transi.
Ils parvenaient à un croisement.
« Madame, c’est ici que nos chemins se séparent.
« Ce fut, un plaisir. Non, une joie ! Une telle joie. Peu sont les mots, qui me viennent, en réalité, pour la décrire. Mais eux-mêmes, ils ne sauraient dire. Donc ! Au revoir. »
Déjà il avait tourné les talons pour s’en revenir de la pente, quand on entendit :
« Attendez ! »
Il s’immobilise.
« Comment vous appelez-vous ? »
Il se retourne et dans un immense sourire, répond :
« Madame ! Cela n’a aucune importance. »
Elle s’esclaffe et lui donne son numéro.
Puis, ils se marient et ont beaucoup d’enfants.
Fin !

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Gangsta’s Paradise

Alors que j’attendais à la terrasse nocturne d’un restaurant turinois que l’on vînt me servir mon prosciutto crudo, soudain, Gangsta’s Paradise joua. Alors, me revint en flash, du passé enfoui…

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Feu

À A.C Cela fait quelques temps que je l’observe, elle, à quelques pouces de moi, un peu plus loin, sur le bar ; ce qu’elle mange n’a aucun intérêt, ni le…

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Révélation

La solution aux cheveux bleus était en fin de compte parfaitement simple : il suffisait qu’une belle femme les portât ! 

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Tullianum

Jeux Les jeux du Cirque ne furent jamais aussi fastueux que lorsque les barbares étaient aux portes et l’Empire sur le point de s’effondrer. Ces Jeux sont donc à la…

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Débris

Regard — Monsieur, que regardez-vous ?— En face, ce qu’il y a devant moi.— Et que voyez-vous ?— À la fenêtre, une femme dans sa nudité. Crampe Et il courut…

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Central Station

Il y avait tellement de trains, cela partait tellement tous azimuts que je n’ai su lequel prendre, lequel était le mien, vraiment… c’est un peu dans tous les sens, en…

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Beatle

Marcher de nuit, sous l’orange des lampadaires et le blanc d’une étoile ou d’un satellite, à écouter les Beatles. Ce n’est pas si mal. 

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Rituel

Un certain soir de mars 1870, à Moscou, deux événements extraordinaires et concomitants se produisirent qui eurent par la suite des conséquences dramatiques pour le Vieux Continent. Le premier événement.…

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Contrejour

Prenant mon radeau, je dérivais du trottoir, m’échouais sous un tréteau. Alors une nymphe se pencha sur moi, versa des larmes sur ma peau ; je lui demandais : est-ce…

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Des amours…

Jane, si austère… « Jane, ton amour, si austère ? Que mérité-je, pareil dédain ? Certes suis-je premier, dernier Philistin. Peu d’égard aux arts, j’aime tes yeux, tes seins, je suis…

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Rails

Se jeter sur les rails ! De nuit tel Saint-Exupéry. On ne me verrait pas, on n’entendrait rien. Même pas mon ombre ! Disparu sans bruit, sans trace. Parti en loucedé. Embrassé l’humide et l’humus, l’obscurité. Sur le chemin de fer, attendre. Au loin, les néons, les voir se profiler. Faire un salut, la croix gammée ? Le train aura beau crier ce sera quand même plié… Car tout était écrit, prédestiné…

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Flot

Vision — Pourquoi détournes-tu le regard ?— Parce que j’ai trop vu… je ne souhaite plus voir. Encre noire On me dit parfois que ce que j’écris est trop sombre,…

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Faisceaux

Dans la nuit ils n’étaient que des torches en mouvement, pas même des ombres. Une oscillation lumineuse, des faisceaux où, lorgnant sur leur rien, venait se pencher la bruine. Le…

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Couleur

Alors qu’il empruntait le passage piéton sur un moment interdit, il se demanda pourquoi tout le monde avait si peur. Après tout, le rouge n’était qu’une couleur. 

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Bercy

Bercy, temple du mensonge et du volBercy, heure des comptesBercy, berceuses pour t’accompagnerBercy, ton voyage sans retourBercy, l’Achéron, l’as-tu ? entendu chanter… Découvrir de nouvelles ambiances :

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la nuit descendre les escaliers

quand j’avais dix ans (à peu près, dans ces eaux-là ; j’étais à l’époque, il me semble, au collège), j’ai pensé pour la première fois à la mort. contraint à l’éveil…

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Maison

Il existe un portail.Derrière ce portail, un jardin.Après les fleurs, une porte.Au-delà des herbes, un champ de blés.À la lisière, une forêt.Après les arbres, une clairière.Au sommet, une maison.Une porte.L’homme…

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Feu

En pensée il eut désir d’elle et cet afflux d’énergie le fit courir pour traverser au rouge et la rattraper. Car pourquoi ne l’aurait-il fait ? …

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Soleil

RENDEZ-MOI LE SOLEIL  Ma paupière tremble, mes yeux ne sont que dolence et mes mains pleines de sang, le soleil me manque je pleure son absence. j’halète, je peine, je…

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Lit

Pour des raisons qui m’étaient propres je passais alors le plus clair de mon temps au lit. L’insonorisation de ma chambre ayant été fort bien conçue, j’avais loisir d’entendre l’intégralité…

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sans papier

Il tremblait tout entier. Famélique, tenait à peine sur ses pieds, n’arrivait pas à réunir ses pièces pour payer ni ouvrir son porte-monnaie. Il mit des minutes, des heures avant…

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Caméra

En siège roulant, il se plaignait à l’officier que l’État ne l’avait pas protégé. Pourtant il avait « tout payé ». 

« J’ai tout payé ! La caméra est là, putain ! »

Tout à fait, Monsieur, vous avez payé pour les caméras, la surveillance, etc. Vous avez payé pour tout, pour tout cela. Cependant, concernant l’usage, l’usage que l’on en fera, je ne crois pas que vous ayez payé pour cela… 

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29

Quelques considérations sur la vingt-neuvième année Une question s’invite à nous lorsque l’on atteint la vingt-neuvième année, c’est de savoir si l’on souhaite prolonger l’expérience jusqu’à la trentième. Car cette…

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Cent plans ou De l’inspiration

Toutes les plus grandes œuvres ont été écrites sans plan… Sans vouloir de leur auteur, sans préconception de sa part, elles naquirent d’elles-mêmes, à mesure de la création, comme un…

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Ricochets

Sable Ce qu’il me reste de toi ? Un peu de sable, entre les doigts. Aveugle et sourd Homme, n’entends-tu pas ? dans ton dos les cris, les borborygmes.Homme, ne…

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Madrid 2

Sentez-vous Madrid ? Madrid, me sens-tu ? Ta chaleur, ta douceur… Douce Madrid, pourquoi m’accueilles-tu ? Moi, misérable… Ah, Madrid… Ta clémence m’émeut et me réchauffe. Tu es comme le baiser d’une mère, sur mon front… Et cet amour est si maladroit, Madrid. Moi, l’étranger. Moi, homme perdu de la modernité… Je cherche ton langage. Le décryptage d’une de tes paroles. Les signes, les lettres au milieu de tes symboles. Que me révèlent ces vitres sur ta chair ? Et ces murs, ces façades qui t’enserrent ? Que me disent ta roche et ton fer ? Me racontent-ils ton histoire ? Qui es-tu, Madrid ? Toi qui naquis ibère, quelles cicatrices encore te lacèrent ? Mon amour pour toi, que peut-il y faire ? Que puis-je, moi, piètre mortel ? Alors que toi, ô, éternelle… Madrid, comment puis-je t’aimer !… Je piétine, tu te dérobes. Les lacets de mes chaussures se sont défaits à force de poursuite pendant que toi, toi. Tu ris. Tu ris, Madrid. Et je me demande : d’où te vient cette joie ? Belle que tu es, bien sûr c’est que la vie, la joie font partie de toi. Tu n’es qu’émanation ! Et moi je me perds en considérations… Car tu ne penses pas, ô mère. Tu danses, chaque soir au coucher du soleil. Lorsque le clair de lune paraît ta robe glisse sur ta peau et tu descends au casino des rois.
Tes pas, je les imite. Je tente, malgré tout, de te suivre. Gauche, droite. Droite, gauche. Gauche… Je suis ridicule. Et pourtant. Tu ne te moques pas. Tu es trop bonne pour cela. Les hommes tu ne les hais pas : tu les recueilles. Échoués sur tes rivages ils pleurent, pauvres hères atterris là. Ils pleurent et tu les consoles de ton rire. En riant tu les consoles, Madrid ! Et moi aussi alors, lorsque je suis en toi, me prend l’envie de rire. Et mes pleurs de peine les transformer en pleurs de joie. Lágrimas de alegrìa et je suis chez toi !… Et je transforme mes pleurs en perles pour toi.

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pluie

la pluie tombe devant toi, le merisier se penche à ton épaule, il souhaite te parler, mais tu ne peux l’entendre, car la pluie t’absorbe, tu ne peux que la…

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Bêtise

Qu’est-ce qu’une bêtise ? « Une action déraisonnable, imprudente ». Certes, mais c’est plus profond que ça. En réalité, la bêtise est la plus pure forme de délassement. Car l’existence verrouille, à…

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Serveur

Ce jour qu’il humiliait le serveur d’assez piteuse manière il ignorait que longtemps, bien longtemps après il serait amené à le revoir sous de funestes auspices.Échouant dans ce bar un…

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Madrid

Se rompre le cou, quelle idée ! La vie est belle, pourquoi ne le serait-elle pas ? Il serait péché de se suicider au pays de la sangria. Cela serait, oui, de fort mauvais aloi. De la sangria pour tous, n’y en aura-t-il pas ? Pour un peu de bonheur… Pour vivre, un peu, encore…

**

Je la rencontre : Ola signora, excuse-me lo spanish non lo habla but the love at first sight do you believe in it do you conoscera ? Because I think it just happened to me, ahah. Elle est blonde et dispose d’yeux verts c’est à vous crucifier j’exagère pas. Du platine de ses cheveux et belle que c’en est irréel je me la figure Suédoise, ils savent en produire des phénomènes comme ça, de mes sources je tiens ça. Mais elle est Espagnole et j’en suis sur le cula. En fait, elle vient d’abord d’un pays de l’est, Lituanie, quelque part, là-bas : double cula. Mais je ne connais pas. À cet instant j’avoue que l’au-delà de son visage je ne connais plus, je ne connais pas. Ma géographie est à revoir, la verità ! (non celle corporelle) La corporelle no problemo je la conesca… Sur mon corazon, je la conesca… Je vous le dis, je décris tout, préparez-vous, la tornade, je contrôle pas, mais quand même, la vie, au moment où on n’y croit plus, où on ne croit pas, nous faire le coup de la très jolie fille qui débarque, d’un coup, comme ça, comme si chaque fois que vous vouliez sauter du pont quelqu’un était là pour vous retenir, c’en est presque un sketch…
Enfin, la description je vous l’épargne. À l’écrit ce serait odieux dépeçage alors qu’au regard… rien sinon jardin des merveilles, fenêtre sur l’infini…

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Elle danse c’est à s’en fracassa-fracassassa la tessa, où donc a-t-elle appris ça ? Dans son pays, cette altra realta ?! Une pythie comme je n’ai jamais vu ça. Les plaines elles les lacère, ce n’est pas une danse, c’est une incantation, ola ! Elle conjure les yeux, les désirs, les bras. Tous les êtres… jusqu’aux lampes, aux foutues chaises ! Mes concurrentes ! Ah ! Elles parviennent jusqu’à elle, elles en demandent aussi, tout le monde, car la danseuse Slovène Maca Macarena Mamamia, la température, de nada, j’ai chaud, oula… J’avoue ne plus vraiment savoir où j’en fus, je me suis éperdu, dans ses cheveux, quelques mèches, je crois. J’étais, il est vrai, tout d’elle, tout de moi… à corps perdu… j’ai tenté, je me suis battu… L’adresse, le lieu, hm, c’était un coin, batchata ? Un bar, le centre de Madrid barista ? Mais lequel, ô le quello ? N’y en a-t-il qu’un en Madridista ? Tout n’est-il pas centre en cette ville ? Unique et multiple. Ses noms, je les égrène : Victoria, Ania, Gloria, Iamelia, Nadia… Toutes les Madrileñas sont ses centres. Parfait, l’équilibre. Madrid ne trébuche, ne tombe pas. Rien, jamais, nada. Toujours sur ses pieds, elle tourbillonne instoppable. Toupie de flammes, météorite d’énergie, comète où tout s’écarte, laisse place… Un seul regard en arrière et vla ! noix de coco sur la testa : vous vous réveillez sur une plage les gens dansent la mer est bleue c’est Madrid.

**

C’était la nuit, les ruelles furent calcinées, je ne vous mens pas. On rentrait gentiment, de-ci, de-là… mais voilà qu’elle tente le langage, ah ! non, pas ça… Palabras, blabla… Ferme-la, tu gâches tout, ne le vois-tu pas ? Les mots que peuvent-ils ? Ne peuvent pas… Est-ce donc ainsi que tu t’en vas, de par cette morte ruelle ? Encadrée de, vilaines poubelles… Mais ne croyez pas, l’histoire n’est pas si triste que cela, il suffit d’en refuser la conclusion, toute sa logique détestable et basta. Rembobinage, illico presta, j’erre toute la nuit, sa vision, son odeur et son toucher ne me quittent pas, partout dans mon corps, il sait encore en simuler les caresses… « Señor, no podemos dormir en el suelo » Suelo ? De quoi me parle-t-il celui-là ? Je ne suis pas du suelo, je suis tout cielo moi. Je parcours, encore, un peu, les terres spanolo-lituana ; de là-haut, je les vois…

Ah ! Vraiment, Madrid, m’en faire des vilaines comme ça… Ya no puedo màs, màs !

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Deux-deux

Frivolités Arrêt sur image. Le temps de décomposer cette fenêtre sur l’infini (visage d’une femme). Promesses de l’aube (jambes d’une femme). Problèmes Dans le métro, un saint clochard. — Des…

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Travail

— Mais peut-elle m’aimer, Persifandre ? Moi, le moins-qu’un-homme ! Je ne travaille pas, vis dans un logis qui n’est pas le mien : quelle femme voudrait d’un tel Peter Pan…

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Dribble

Gauche, droite J’aime une dulcinée, non le dull ciné  Peu consensuel je préfère le con sensuel (technique). Découvrir de nouvelles ambiances :

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Romain Dardel

Littérature française contemporaine

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