Petite chose dans les escaliers

Il dévala les escaliers, puis, arrivé en bas, il se retourna vers sa mère, et il l’attendit.

Elle lui avait dit « oui, mais doucement quand même », il lui avait répondu « oui, mais t’inquiète pas ! » de sa petite voix.

Enfin, ils avaient repris la marche ensemble, côte a côte.

Mais très vite, le petit garçon avait dû s’ennuyer, et, ne tenant plus en place, ne put-il sûrement s’empêcher de dévaler la petite rue qui menait au tramway, fendant à travers les feuilles mortes restées au sol, et la lueur orangée des lampadaires de la nuit ; la vie, l’avait traversée, insouciante.

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