Mort et infini

La seule mort qui vaille c’est enseveli sous tout un tas de corps de femmes en sueur.

Ces deux filles ne sont pas des filles elles sont une fenêtre sur leur pays. Ses paysages sont magnifiques ils sentent bons. Son atmosphère et son air sont doux, si doux à en crever. On voudrait le respirer pour toujours cet air. On voudrait y boire à jamais à ses rivières. On voudrait les parcourir à l’infini ses collines vallonnées. Mais la fenêtre se referme. Le pays s’en est allé. Elles se sont en allées. Tout cela n’est que de passage. Laisse peu de traces. Rien que quelques impressions, quelques odeurs. De belles impressions, de très belles odeurs. Qu’il vaut mieux garder telles quelles, plutôt que de vouloir retrouver. Ce qui est mort ne peut revenir qu’en souvenir. L’aspect du cadavre nous décevrait.

Les collines vaginales on peut pas toujours les arpenter. Il y fait froid la nuit tombée. Et la nuit tombe toujours. Les collines sont de fumée. Une image. Une idée. Une illusion. Caressante. Ne pourrais-tu pour toujours exister ? Pute. Pardonne mon langage. Je t’aime. Trop d’amour confine à la haine. Paradoxe cruel. M’en veux pas. Tu m’as tout pris déjà mais je t’en veux pas moi. Un peu, rien que ça. Mais un peu c’est rien pour l’infini. C’est comme ça que je t’ai aimé. Une seconde de toi ç’a été l’infini en moi. Ça m’aura suffi juste pour toujours. Ric-rac. C’est bien parce que c’est toi.

L’infini de tout ce que je t’ai aimé.

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