Il dévala les escaliers, puis, arrivé en bas, il se retourna vers sa mère, et il l’attendit. Elle lui avait dit « oui, mais doucement quand même », il lui avait répondu « oui, mais t’inquiète pas ! » de sa petite voix. Enfin, ils avaient repris la marche ensemble, côte a côte. Mais très vite, le petit garçon avaitLire la suite « Petite chose dans les escaliers »
Archives de la catégorie : Très court
La rentrée
— Alors, cette rentrée ?— Tout s’est très bien passé.— Pas trop stressé, au début ?— Aucunement, l’accueil a été chaleureux. — Le cartable ne t’a pas gêné ?— Je n’avais pas de cartable.— Oh, dis !— J’y suis allé, comme ça !— Et c’était autorisé ?— On me l’a recommandé.— Ah, bon. Et la cantine ?— Je me suisLire la suite « La rentrée »
Gentil
C’est « gentil » mais ce n’est pas « oui » – j’en ai rien à foutre que ce soit « gentil » moi, qu’est-ce que ça me fait à moi si c’est « gentil » mais que ce n’est pas « oui », moi je veux que ce soit « oui » car il n’y a que le « oui » qui soit « gentil » et si ce n’estLire la suite « Gentil »
Branche morte
Au loin j’apercevais une petite forme indistincte. Je croyais que c’était un petit chat beige. Je me suis approché. En réalité ce n’était qu’une branche morte ; tombée au sol. Découvrir de nouvelles ambiances :
Seuneuceufeu
Le temps était gris et la mélodie tièdeTant pis qu’à cela ne tienneAlors que je m’enquis de mes grigrisDeux individus poussent allègrement l’infamie Trafic perturbé comme toutes les journéesJe n’en ai cure car elle nous dit « bonne journée »Le train est court dans notre basse-courLes portes se referment tandis que frémit mon épidermeQui doncLire la suite « Seuneuceufeu »
Femmes du sud
Femmes du sud, au regard azurDont les robes soufflent le mercureFemmes du sud, aux dents blanchesDans lesquelles nos cœurs s’épanchentFemmes du sud, aux fesses rebondiesTerrifiants motifs de nos insomniesFemmes du sud, à la désinvolture vermeilleDélicieuse torture sans pareilleFemmes du sud, aux cheveux teintsDont jamais la lueur ne s’éteintMèches blondes ou brunes, on les aime commeLire la suite « Femmes du sud »
La course
Elle et moi courons sous des arbres ; là où la lumière ne porte plus. L’herbe bruisse à mes pieds et des buissons m’accrochent. Je pense à sa belle robe et à ses chaussures et je me dis qu’elles vont être salies ; elle n’a pas l’air de s’en soucier.Lorsqu’elle l’obscurité est totale elle s’arrête.Lire la suite « La course »
Le petit chat à la queue noire
Sur le quai d’une petite gare anonyme, un petit chat sortit d’un buisson. Il était totalement blanc, hormis sa queue, qui était noire. Sous le beau soleil d’août il flâna un instant puis descendit lestement sur la voie. Confortablement installé sur ses pattes arrière il commença à regarder dans ma direction ; que voulait-il ? Je l’observaisLire la suite « Le petit chat à la queue noire »
La frotteuse
Elle était là.Masque sur le visage, cheveux asiatiques attachés et elle frottait, frottait.Le barbecue, les banquettes, la table ; elle frottait, frottait et frottait.Tout devait être bien propre lorsqu’elle se redressa.Tablier et jupe lorsqu’elle s’en alla.Déjà d’autres étaient là.Remettre la table.Installer le barbecue.Tabliers, jupes, mais pas les bons…Où était-elle passée… avalée par le va-et-vient incessantLire la suite « La frotteuse »
Le tournis
Il ne faut pas sortir. Sortir rend fou.À peine dehors hop top départ, objets tentateurs de toutes parts. Gauche droite, devant derrière ; tourne la tête, fume la chair, flairent les muscles.Un peu de répit ? non ! surgit un autre. Pouf ! un autre. Wing ! un autre.Vieux ou jeune, innocent ou mécréant, tournoiementLire la suite « Le tournis »